Transformation écologique de l’économie


Introduction

A mon sens il y a deux grand axes qui sous-tendent l’économie verte

- l’économie du durable, qui implique des choix industriels et économiques à l’échelle nationale voire européenne (cf économie de fonctionnalité)

La croissance telle que nous la connaissons aujourd’hui ne peut plus continuer de la même façon : on ne peut pas maintenir dans un monde de ressources finies une croissance infinie de la dépense, de la consommation et de la production matérielle. Notamment parce que les trois quarts de nos richesses proviennent de matières premières non renouvelables issues de notre sous-sol. Notre stock d’énergie et de matières premières diminue, et nous sommes de plus en plus nombreux sur la planète. Le seul moyen de garantir la paix, la démocratie et la solidarité est donc de partager équitablement ces ressources limitées.

- le développement d’emplois locaux, durables et non-délocalisables, et une organisation du travail plus respectueuse de la personne humaine dans toute sa complexité

A l’échelle d’une commune, on ne peut vraiment parler que de développement d’emplois. Mais en liant l’économie à l’emploi, on aboutit à des conclusions concernant le commerce de proximité, qui ont de vraies conséquences positives en terme de lien social et de préservation d’un environnement de qualité

Les 3 "Re" de la transformation écologique de l’économie :

- Reconversion

  • Industrie

Prenons l’exemple de l’industrie automobile : on ne peut pas continuer de produire des voitures énergivores que l’on doit changer tous les trois ans. Inévitablement les voitures de demain seront plus économes et durables ; on en produira donc beaucoup moins. Il est ainsi illusoire de se dire que l’on sauvera tous les emplois liés à l’industrie automobile. Par contre, on doit se préparer à accompagner tous ces salariés, en leur fournissant un revenu - appelons le un « revenu de transformation »- et en les aidant à se reconvertir dans des industries plus écologiques et génératrices d’emplois telles que les énergies renouvelables, la rénovation du bâtiment, les services de proximité, la réparation, l’agriculture biologique, l’artisanat et bien d’autres encore...

  • Pôles de compétitivité

Bernard Guibert : "Développer intégralement le concept "d’écosystème industriel", en ne laissant pas sur le bord de la route le moteur qui devrait être sous le capot : la mobilisation des forces vives du "développement soutenable", les véritables créateurs des richesses au stade du capitalisme cognitif, les opérateurs de la production matérielle et intellectuelle (les ouvriers, les employés, les cadres), les chercheurs et les étudiants. Les "pôles de compétitivité" sont autant d’ensemencements que les pouces "verts" d’une politique industrielle "verte" peuvent faire pousser grâce à la création et au financement d’un "bouillon de culture" nutritif d’innovations scientifiques, techniques et organisationnelles, culturelles et artistiques, qui libère la créativité, la productivité et la compétitivité économiques et sociales du carcan étouffant du malthusianisme financier. Le but ultime de cette "politique industrielle écologiste" est de "relocaliser" l’économie, - donc l’emploi -, de la réenraciner dans le terreau soigneusement cultivé et engraissé aux engrais naturels et sociaux d’une productivité sociale, culturelle et scientifique démultipliée par la mise en commun dans l’espace public des savoirs grâce aux nouvelles technologies de l’information et de la communication."

  • Agriculture

Circuits courts

Privilégier les circuits courts dans l’agriculture, cela implique un soutien à l’agriculture de proximité, on l’a notamment avec les AMAP ou les autres systèmes de paniers solidaires ou bio. Mais il ne faut pas oublier la problématique de la disponibilité des terres agricoles qui est conditionnée à : d’une part une maitrise de l’étalement urbain, et une reconversion de l’agriculture traditionnelle vers une agriculture maraichaire de proximité ; ce qui n’est pas forcément évident compte tenu de la politique agricole commune, et des aides qui sont attribuées.

- Relocalisation

Relocaliser les productions industrielles, dans une logique de bassin d’emplois et de compétences

- Redistribution

  • Revenu d’existence
  • Revenu maximal


First written in : septembre 2009 (modified: septembre 2009)

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