Statistiques sur les accidents
Quelques statistiques
Les blessures à la tête sont les plus sévères et causent 80% des décès chez les cyclistes ; d’où l’importance de METTRE UN CASQUE
Les causes les plus probables d’accidents mortels sont, par ordre décroissant (indépendamment du milieu urbain ou campagne) :
- le cycliste est sorti d’une allée devant un véhicule
- le cycliste a tourné à gauche devant un véhicule
- l’accident se produit lorsque le véhicule a doublé le cycliste et ne l’a pas vu
- le cycliste roulait sur le côté gauche de la chaussée
- le cycliste roulant à gauche a tourné à droite devant l’automobiliste
- le cycliste a perdu le contrôle de son vélo et s’est retrouvé dans la trajectoire d’un véhicule
- le cycliste n’a pas bien vérifié la circulation derrière lui avant de tourner à gauche
- l’automobiliste a perdu le contrôle de son véhicule et a touché le cycliste
Analyse des 5 036 bicyclettes impliquées dans les accidents de la circulation (source : Ministère de l’équipement
en 2002 :
"- manœuvre principale avant l’accident : 59,2 % circulaient sans changer direction, 9,3 % traversaient la chaussée, 8,9 % tournaient à gauche
point de choc : dans 63,6 % des cas le point de choc se situait à l’avant, dans 16,0 % des cas à l’arrière et dans 9,3 % des cas sur le côté
conditions atmosphériques : dans 88,9 % des cas les conditions atmosphériques étaient normales et dans 7,5 % des cas il pleuvait
luminosité : dans 84,1 % des cas il faisait jour et dans 15,9 % des cas c’était la nuit
lieu : dans 59,5 % des cas les véhicules impliqués circulaient hors intersection et dans 40,5 % des cas en intersection
mois de l’année : c’est en juillet que le nombre des bicyclettes impliquées a été le plus élevé (561), puis en septembre (546) et en juin (519). C’est en décembre (252) et février (296) qu’il est le plus faible
réseaux : les bicyclettes impliquées circulaient principalement sur les voies communales (63,4 %), puis sur les routes départementales (28,8 %) et les routes nationales (7,8 %)"
Les rappels de base (résumé des conseils de la sécurité routière ) :
Serrez au maximum à droite dans les virages
Sachez prévenir tout ce qui risque de vous déséquilibrer :
- appel d’air et éclaboussement au passage de gros véhicules
- intempéries : vents violents, chaussée glissante (gel ou pluie)
Sachez voir et être vu : l’éclairage le soir, ou la nuit, tendez le bras pour indiquer vos changements de direction
À une intersection, ne vous arrêtez pas le long d’un véhicule (particulièrement les camions ou les bus) en dehors du champ de vision du conducteur. Placez-vous un peu en avant du véhicule pour vous faire voir.
Ne rasez pas les trottoirs ou les voitures en stationnement. Les portières qui s’ouvrent brusquement, ainsi que les piétons, en particulier les enfants, qui débouchent entre deux véhicules, constituent un risque majeur.
S’il fallait résumer :
METTEZ UN CASQUE
First written in : août 2005 (modified: décembre 2008)
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Messages de forum
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je pense qu’il faudrait que le casque devienne obligatoire, ainsi il n’y aura plus de négociation possible avec les enfants, tous seront logés à la même enseigne !! et oui, en france, c’est comme cela tout passe par les lois et non par le bon sens !!!!dommage
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Je ne pense pas que rendre le casque obligatoire soit une solution. Remarquez le nombre de cyclistes à mettre un casque, ils sont de plus en plus nombreux. Il n’y a pourtant pas d’obligation.
Il a été démontré que rendre le casque obligatoire avait des effets négatifs plus que positifs. En autre, le rendre obligatoire fait baisser le nombre de cyclistes, et proportionnellement plus il y a de vélos, moins il y a d’accidents, car les voitures sont plus habituées à leur présence.
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L’obligation du port du casque pour les cyclistes n’est pas judicieux pour plusieurs raisons :
— C’est surtout sur les routes importantes en campagne qu’il y a des accidents graves et donc que c’est nécessaire, et là, d’eux-même les cyclistes portent le casque.
— On voit mal, en ville, dans des petites rues, pour faire 300 ou 400 m pour se rendre à la boulangerie, obliger à mettre un casque.
— Sur les voies vertes ou sur des halages de canal il n’y a aucun véhicule donc peu de risques, mais ceux qui veulent peuvent s’ils le désirent, mettre un casque.
— Les observations ont montré que les conducteurs sont moins prudents envers les cyclistes casqués : ils les rasent de plus près et ralentissent moins.
— Le nombre de piétons tués par traumatisme cranien est incomparablement plus grand que le nombre de cyclistes, commençons donc par obliger les piétons à porter un casque.
— Est-ce au plus faible (cycliste) de se protéger contre le danger généré par le plus fort (véhicule motorisé) ?
Devrait-on par exemple rendre obligatoire le port du gilet pare-balle dans certaines villes dangereuses plutot que de combattre ceux qui tirent ?
— conclusion : recommandons le casque sur les routes circulées à la campagne, mais l’OBLIGATION est ni possible ni souhaitable : ne rendons obligatoire par la loi que s’il est possible de respecter la loi, sinon c’est "l’école de l’infraction".
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5 juin 2009 09:48, par Sylvain
Comme trop souvent on agit sur la conséquence et non sur la cause. Mettre un casque ne supprimera pas les accidents, ça rendra juste les blessures moins graves.
La vraie solution passe par la mise en place d’un réseau véritablement adapté aux cyclistes, des pistes cyclables sécurisées et PRATIQUES.
Au lieu de toujours investir dans la voiture, il est temps de penser au vélo.
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Je suis sceptique sur la typologie d’accidents.
cet article semble décourager la circulation a gauche et conseille cella a droite.
mon expériences est inverse.
en ville, et on le vois avec les accidents de vélo, la cause essentielle d’accident est la queue de poisson par véhicule professionnel.
a droite ou a gauche mais queue de poisson. et toujours un véhicule pro.
il faut circuler là ou on va et pas rester trop a droite pour éviter les queue de poisson habituelles par les véhicules professionnels (qui de plus ont un angle mort, mais ce n’est pas la cause, c’est aggravant. la cause c’est le professionnalisme).
quand au casque, c’est pas inutile, mais pas fondamental. pas rester trop a droite et pas déboiter à la gueule d’un véhicule (bref conduire comme une auto) c’est essentiel.
la peur des camionnettes, et de tout véhicule professionnel est aussi très salvatrice.
par contre le casque c’est essentiel pour toute pratique sportive.
cette différence en pratique sportive et loisir a été prouvée (en Espagne cf Wikipedia).
le casque ne réduit pas la mortalité urbaine utilitaire. ce qui réduit cette mortalité c’est la quantité de cycliste, la baisse de la vitesse effective.
les pistes cyclables n’apportent rien, a part ralentir les vélo expérimentés (qui voient les nouveaux risques de queue de poisson) et rassurer les débutants en les mettant en danger invisible.
un effet typique des pistes est d’imposer les déboitages suicidaires pour tourner a gauche (ou a droite si la piste est a gauche) dont parle cet article.
Alain, plus de 20000km en condition urbaine et interurbaine diverse... partisan du véhicular cycling.
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