Squats


Squats et squats artistiques

Selon l’article 432-8 du code de pénal "Le fait, par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée de mission auprès du service public, agissant dans l’exercice ou à l’exercice de ses fonctions ou de sa mission, de s’introduire ou de tenter de s’introduire dans le domicile d’autrui contre le gré de celui-ci hors les cas prévus par la loi est puni de deux ans d’emprisonnement et de 200 000 F d’amende."
- La notion de lieu de domicile implique qu’on ait un lit et une cuisinière
- Etre dans les lieux depuis plus de 48h ; des lettres (le cachet de la poste faisant foi) peuvent le prouver.
- Informer le propriétaire de la démarche peut aider.
- Invoquer, si nécessaire, la trêve d’hiver qui commence le 1er novembre au plus tard (elle peut commencer plus tôt).

Info extraite du site : squat.net

Les squats artistiques

Le Barbizon était un petit cinéma familial du quartier de Tolbiac, laissé à l’abandon depuis les années 80. En 2003, un groupe d’acteurs et de metteurs en scène investit les lieux discrètement, le rénove, et le transforme en un théâtre et cinéma militant. Le 18 Octobre 2006, sur ordre du préfet de Police, les squatteurs du Barbizon sont expulsés, et la façade du petit cinéma est murée, sous l’œil consterné des riverains et même des élus Verts, impuissants.

La menace d’expulsion d’autres lieux semblables a poussé la Mairie de Paris à investir massivement dans le rachat de ces squats artistiques, tant ceux-ci sont considérés comme étant vital au paysage culturel parisien. Elus et professionnels reconnaissent en effet depuis longtemps l’apport de ces lieux non-régimentés, où les artistes peuvent s’exprimés librement. Au fil du temps, ces squats artistiques sont même devenus de véritables attractions touristiques.

Le 59 rue de Rivoli par exemple, une ancienne banque, était devenue si incontournable, qu’il était considéré comme le 3e centre d’art contemporain de la capitale. Les Frigos, des unités de stockage frigorifiques près de la Seine, furent aussi occupés par des artistes et des sculpteurs pendant plus de vingt ans. La Générale à Belleville, une ancienne usine de chaussure, serait le plus grand squat artistique de la capitale, regroupant 125 artistes.

Mais ces lieux urbains centraux sont aussi des objets de convoitise des promoteurs immobiliers.

Voir aussi l’article sur les 400 couverts, rue artistique squattée à Grenoble

- Article sur les squats artistiques à Paris : Les Verts Paris 12
- Autres infos sur le site habiter-autrement.org



First written in : novembre 2006 (modified: décembre 2006)

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2 Messages de forum

  • Squats

    23 mai 2007 13:30
    Cessez de parler des Frigos comme un squat ! Nous payons un loyer, pour certains depuis 22 ans. Les Frigos ont été rachetés à RFF par la Ville de Paris.

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    • Squats 9 juillet 2007 14:44
      Jure ? Et c’est combien le loyer ? Je peux y aller moi aussi ? 22 ans : ça c’est de la redistribution : quasi propriétaire quoi ! Vive l’alternatif !

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