Présentation


L’écologie économique se distingue des théories macro-économiques libérales classiques par son intégration des notions suivantes :

  1. Finitude des ressources naturelles, et des capacités d’absorption des écosystèmes. Les politiques économiques actuelles sont en grande partie basées sur la nécessité de consommation des acteurs économiques : travail, production de biens, achat de ces biens. L’écologie économique considère que la production de biens ne peut pas être infinie puisque les matières premières ne sont pas infinies. Elle doit contribuer à intégrer dans des politiques de santé publique (protection des populations, des consommateurs ?!) la notion de protection des écosystèmes. L’agriculture et la pêche, avec par exemple la diminution alarmante des stocks de poissons, fournissent nombre d’exemples sur la nécessité d’intégrer ce concept.
  2. Temps, ou équité intergénérationnelle, c’est à dire de la connexion entre générations présentes et futures. Cette obligation est quelque peu représentée dans les politiques économiques de long terme, portant sur les réformes des retraites par exemple, pour permettre aux générations futures de tenir sous le poids des dépenses publiques. La destruction des forêts touche non seulement à la notion de finitude des ressources en bois, mais également à la diminution de la biodiversité, et donc la capacité potentielle des générations futures à bénéficier de l’innovation de la nature. Le développement industriel qui conduit au dérèglement climatique est un autre exemple de la nécessité de changer notre fonctionnement économique pour intégrer les besoins de développement des générations futures.
  3. Développement humain, associé au bien être, par opposition au seul développement économique. En d’autres termes plus simples : à quoi sert d’être riche si tu es (ou tes enfants) sur le point de mourir, (ou : si tu n’as plus aucune sécurités, si tu vis dans une prison de béton, etc).


First written in : mars 2006 (modified: juillet 2006)

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