Présentation
Les transports en commun sont les modes de transports les plus économes en énergie par passager, exception faite du transport aérien, qui est au contraire le plus consommateur en carburant.
Arguments -s’il en fallait- en faveur des transports en commun
Des transports en commun souples, efficaces et bon marché peuvent avoir des répercussions très profondes sur l’économie locale :
La main d’œuvre éduquée et créative que recherche les villes est résolument séduite par la qualité de vie que confèrent les transports en commun ; toutes les nuisances dues aux transports routiers (pollutions de l’air, sonore, visuelle, insécurité pour les piétons et en particulier les enfants) sont réduites. Personne ne choisira de s’installer aux bords d’une voie rapide. Or dès que l’avenue en question contient une voie de tram par exemple, la valeur du foncier répond naturellement par la hausse.
Les transports en commun permettent de réduire le coût du transport des usagers (par comparaison avec le coût d’entretien, d’essence, de parking etc d’une voiture individuelle). Ceci est d’autant plus vrai lorsqu’il s’agit de déplacement domicile-travail grâce aux subventions de l’état sur les cartes de transport. En réduisant le trafic, il permet également aux non-usagers de circuler plus rapidement ; il faut savoir qu’un bus peut transporter plus de 60 personnes en utilisant la même surface que deux voitures qui, elles, sont en moyenne occupées par 1,08 personne (source wikipedia )
L’utilisation des transports en commun est plus créatrice d’emplois que celle de la voiture individuelle. Pour aller plus loin on pourrait même argumenter que l’équilibre de la balance commerciale penche sensiblement en faveur des transports en commun car ils emploient plus de main d’œuvre et de matériaux locaux que ne le fait la fabrication des voitures qui est souvent étrangère, les chiffres dépendant bien sûr du taux de voitures étrangères achetées
Avoir conscience des contraintes
Toutefois, l’avantage au niveau investissement et consommation énergétique doit être mis en équation avec la fréquentation de ces transports ; si beaucoup de bus circulent vides, cela augmente d’autant plus leur empreinte écologique.
Le coût kilométrique des transports collectifs augmentent avec la taille du réseau ; comme ordre de grandeur le GART donne les chiffres suivant pour 2002 : de 4,8 €/km dans les agglomérations à TCSP (=Transports Collectifs en site propre, c’est-à-dire dont la voie de transport est uniquement utilisé par ce mode, par exemple le tramway ou le métro), de 3,3 €/km dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants et de 3 €/km dans les agglomérations de moins de 100 000 habitants.
First written in : août 2005 (modified: juillet 2006)
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