Pourquoi j’adhère aux Verts


Adhérer aux Verts c’est commencer à comprendre la complexité des individus, de nos sociétés et de notre planète.

Un des aspects de cette complexité est le fait que TOUT est connecté. Comment quelqu’un qui se réclamerait du développement soutenable, pourrait ne pas s’intéresser aux questions sociales, aux causes de l’immigration, aux relations Nord-Sud ?

C’est inconcevable de penser que l’on va changer la société pour maintenir la planète habitable, sans l’adhésion, la participation de tous.

Et si ceux qui sont déjà convaincus de l’urgence de réduire notre empreinte écologique sont les privilégiés, ceux qui ont assez matériellement pour avoir le loisir d’appréhender les connexions qu’il y a entre l’énergie, l’économie, les relations internationales, les relations entre riches et pauvres, alors ceux-là à la limite -je caricature, car il n’y en a jamais assez- ceux-là sont conquis, ceux-là nous intéressent moins.

La poursuite de l’intérêt général ultime est de permettre à tous les êtres humains de vivre décemment dans un environnement préservé.

C’est pour cette raison que l’écologie politique est éminemment sociale : quel est l’intérêt pour l’individu qui crève la faim de sauver la planète ? le court terme doit être traité en même temps que le long terme et non séparément.

Au niveau industriel, en matière d’énergie et de chimie, il y a des intérêts financiers tellement énormes, que seul un parti -un petit parti somme toute en terme de financements-, qui a dans ses statuts un certain nombre de principes éthiques et utopiques, peut espérer être crédible.

Adhérer aux Verts, c’est donc adhérer à un parti de gauche, et c’est faire le choix de la complexité. L’écologie politique représente la mise en oeuvre d’un jeu complexe de principes économiques, juridiques, sociaux, internationaux et bien entendu environnementaux pour un développement paisible et équilibré

A-S Mérot



First written in : novembre 2006 (modified: novembre 2008)

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