Jardins ouvriers, collectifs et pédagogiques
Les différents types de jardins
Les jardins familiaux (ou ouvriers)
Ce sont des parcelles individuelles, accessibles à tous les publics, qui permettent de cultiver et de récolter les fruits de son labeur, tout en habitant en appartement.
www.le-jardin-du-cheminot.asso.fr
www.jardins-familiaux.asso.fr
Les jardins pédagogiques
Le jardin pédagogique est proche ou intégré à l’école, et permet de sensibiliser les enfants aux équilibres naturels, à la biodiversité, aux cycles saisonniers, ainsi qu’à la relation nourriture et produits du potager.
www.ecole-et-nature.org
www.planetere.org

Les jardins partagés (de quartier)
Un jardin de ce type aura principalement pour objectif de redynamiser la vie collective du quartier (en difficulté ou non). Le jardin peut être organisé en parcelles, ou en collectif ; il pourra bénéficier d’une gestion associative type loi 1901, avec un animateur chargé de faire respecter les règles d’usages définies par les habitants. Le jardin permet aux habitants de nouer de nouvelles relations, de créer de nouveaux échanges et de se réapproprier l’espace extérieur.
Jardins collectifs ou communautaires
Le principe du jardin communautaire est l’ouverture et la culture de la parcelle collectivement et librement. Chacun apporte sa contribution, ses idées dans les choix des plantations et espèces.
Gérer un jardin à plusieurs peut être contraignant ; il faut s’accorder sur tout. Le plus simple est donc de contribuer financièrement, pour se payer les services d’un jardinier professionnel qui pourra faire figure d’autorité dans les choix, le travail à faire etc.

Organiser la création d’un jardin
Pour une participation optimale, le jardin collectif ne devrait pas se situer à plus de 500m des centres d’habitations du public concerné. La visibilité est un facteur décisif dans la réussite du projet.
5 étapes essentielles :
Recherche de terrains ou parcelles disponibles
La ville est la mieux placée pour ce qui concerne la connaissance foncière. Les terrains déjà cultivables ne sont pas les seuls candidats ; il faut aussi évaluer le potentiel de certaines friches urbaines, qu’il faudra peut-être nettoyer, enrichir...et cela peut prendre du temps. Pour tout terrain, il est également essentiel de définir l’accès à l’eau.
En prêt, en location ou même en achetant un terrain, le Maire peut aider le projet. Il faudra donc s’adresser à lui et bien défendre le projet.
Alternativement, les institutions religieuses ont parfois des terrains qu’elles peuvent décider de louer ou prêter pour un temps donné.
Évaluation de la participation potentielle au projet
Pour pérenniser, le projet doit être soutenu par un noyau dur de jardiniers amateurs. Recrutement au sein du quartier dans lequel se situera le jardin, associations écologistes, 3e âge, chômeurs. Publication régulière dans le journal local.
Évaluation des besoins (coûts, matériels) et des financements possibles
Besoins et investissements : raccordement à l’eau, clôtures, abris. Graines et plantations.
Financements par des subventions directes sur des travaux bien définis, ou participation en nature aux travaux de fonctionnement.
Il est important d’informer les responsables techniques et les élus de la progression du projet.
Voir aussi le fascicule en ligne d’une association montréalaise : guide pratique pour le démarrage et l’animation d’un jardin collectif
Voir aussi un exemple de structure de dossier d’intention
First written in : octobre 2005 (modified: février 2010)
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