Gestion des parcs urbains
Les grands principes de gestion écologique d’un parc urbain peuvent être définis tels que :
protection et valorisation du capital écologique
maintien et enrichissement de la biodiversité (faune et flore)
surveillance étroite des modifications biologiques liées aux perturbations humaines
mise en oeuvre de solutions adaptées au milieu et au contexte du parc
Ces principes sont donc sous-tendus par une connaissance approfondie du potentiel écologique (richesse et des déficiences) du parc. Cette connaissance est acquise par des activités continues d’inventaires, d’évaluation, de compilation des données et de cartographie
"La valeur écologique de la flore est établie par la sommation des critères suivants : unicité, représentativité, niveau de succession-perturbation, richesse spécifique, rareté spécifique.
La valeur écologique de la faune est basée sur la sommation des critères tels que l’unicité de l’habitat, la qualité de la communauté d’oiseaux, la rareté spécifique et les éléments particuliers" [1].
Gestion pratique
Les actions doivent visées principalement à protéger les écosystèmes existants fragiles ou à grande valeur écologique, augmenter la biodiversité et la variété des habitats.
Exemple d’actions spécifiques :
créer des écrans végétaux de protection
densifier les bosquets ou bois
ajouter des espèces végétales indigènes manquantes
ralentir les périodes de fauchage
La surveillance permet d’identifier rapidement les changements qui pourraient mettre en péril l’équilibre du milieu :
effets de la fréquentation
dégradation du sols, des arbres (notamment en pleine croissance), disparition des espèces florales...La présence de sentiers bien identifiés et balisés est notamment un étape importante dans la diminution de l’effet de la fréquentation..
inventaire de la faune et notamment des oiseaux (terrestres, aquatiques, migrateurs et résidants)
Les oiseaux sont de bons indicateurs de la qualité du milieu car il existe des liens étroits entre les espèces rencontrées et la végétation disponible sur place. Certains oiseaux ont par exemple besoin d’arbres creux pour faire leur nid, or ces arbres considérés morts sont souvent éliminés des parcs urbains car constituant potentiellement un danger.
[1] http://www.francvert.org/pages/31dossierfournier.asp
First written in : juin 2006 (modified: juillet 2006)
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