Dépollution du sol en milieu urbain


Illustration à Lyon

(extrait d’un article de Libération du 28 décembre 2006 par Eliane PATRIARCA)

Lyon lave ses terres industrielles . La ville s’est lancée dans une opération de décontamination des sols pour convertir le quartier Confluent en site urbain.

(...) Le quartier : 150 hectares en pleine mutation. Il accueillera, d’ici 2009, logements, bureaux, entreprises, cinémas, place nautique, siège du conseil régional... Mais ce grand projet d’aménagement impose un profond nettoyage. (...)

L’histoire du quartier est marquée, dès le XIXe siècle, par l’activité industrielle qui se traduit par un enchevêtrement de grands bâtiments et d’infrastructures de transport : une voie de chemin de fer pour acheminer le charbon de Saint-Etienne, une usine à gaz, des plate-formes de stockage de charbon, un port commercial, un arsenal... Autant d’activités qui ont pollué sols et sous-sols : il faut donc faire, au sens propre, peau neuve.

Avant toute transformation en sites urbains, la loi impose une « évaluation détaillée des risques ». Objectif : analyser la contamination des sols ainsi que le niveau de risque pour la santé des futurs usagers . (...) Résultat : pollutions aux hydrocarbures dues au stockage de fuel, à la fabrication d’asphalte et au créosotage, et pollution au charbon.

Après l’analyse vient la prescription des mesures de réhabilitation. « Comme une eau minérale, la terre contient des composants chimiques en quantité variable, (...) L’Organisation mondiale de la santé fixe les seuils de concentration acceptables pour les eaux minérales ; on applique la même démarche aux sols. » (...) Ici, il s’agit d’apprécier les risques(...) en fonction des usages et au temps passé par les personnes qui vont tout à la fois vivre dans le quartier, y travailler et y faire ses courses, et donc fréquenter régulièrement plusieurs de ces anciens sites industriels réhabilités. Résultat : une dépollution exigeante. (...)

« Pour les 43 hectares traités, nous avons extrait 10 000 m3 de terres trop polluées contenant des hydrocarbures, des goudrons, des composés chlorés. Elles ont été traitées , par désorption thermique : brûlées dans un four à haute température pour volatiliser les polluants. Les gaz produits sont récupérés, dépoussiérés, filtrés... » Les terres sont ensuite réutilisables pour des remblais, des sous-couches routières. (...) Enfin, seront aussi excavées 300 000 m3 de terres non strictement dangereuses mais qu’il serait inopportun de laisser en surface ou de mettre n’importe où. » Une fois la dépollution achevée, les premières pierres pourront être posées (...).

Voir un reportage sur euronews :



First written in : avril 2007 (modified: octobre 2007)

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2 Messages de forum

  • Dépollution du sol en milieu urbain

    21 décembre 2008 11:10, par viennot jean-paul - tél : 06 30 28 12 90

    Nous venons de vivre une pollution par Hydrocarbures/fuel/résidus de peinture par une société voisine. Les fossés ont été pollués sur plus d’un km, cette pollution a finie sa course dans des parties naturelles alimentant une commune voisine en eau. Nous souhaiterions savoir s’il nous est possible de faire nettoyer par la société pollueuse les traces laissées par cette pollution et quel dédommagement peuvent obtenir les riverains, sachant que cette pollution a été effectuée sciemment par le directeur de la dite société (il a attendu de grosses pluies début novembre pour relâcher ses liquides stationnés dans des bâches de rétention). Qui doit on contacter pour obtenir réparation dans la mesure ou la gendarmerie, la commune, les pompiers ont pris part à cet état de faits ? La gendarmerie a dressée PV contre la dite société auprès du procureur de la République. Que peut on en attendre dans la mesure ou ce patron est tenu à bouts de bras par le député du coin et que le préfet soutient de la même manière ce voyou ? Nous pensions que les pollueurs étaient les payeurs, ici il n’en est rien !!!

    Nous sommes scandalisés par toutes les entorses faites aux décrets de lois sur les installations classées ICPE. Cette société est une chaudronnerie qui s’est installée depuis bientôt 2 ans sans avoir prévenu qui que ce soit et dont le préfet a malgré tout signifié par 2 fois auprès de cette société, des mises en demeure, concernant son arrivée (à la hussarde)et l’évacuation de ses gaz lors de mise en peinture. De plus notre quartier résidentiel (83 familles riveraines concernées)est soumis à des seuils de martelage dépassant les 68 dB alors que le bruit de fond du quartier contrôlé par une analyse acoustique est de à peine 41 dB. Aidez nous, nous en avons assez des entreprises qui ne respectent rien et continuent en toute quiétude leurs magouilles afin de réaliser des profits sans respect d’autrui, de la faune et de notre nature en général. Il faut que cela cesse, les propos doivent être à la hauteur des actes et vice versa

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