Compostage et lombricompostage


Le compostage permet une réduction significative des déchets organiques, ces déchets végétaux qui, lorsqu’ils partent à l’incinérateur, ne sont pas assez secs pour une bonne combustion et favorisent la production de dioxine et de furane notamment.

Le compostage avec bac dans le jardin est le plus simple. Mais les occupants d’appartements peuvent essayer la technique du lombricompostage.

Le compostage

- Les ingrédients
Un bon compost contient une proportion adéquate de matières azotées et carbonées
En pratique, cela signifie que pour une quantité donnée de pelures de fruits et légumes, tontes de gazon, et autres déchets verts, (matières azotées), il faut la même quantité de brindilles et feuilles mortes, paille, carton ou papier, copeau de bois (matières carbonées).

Le compost domestique assure une décomposition plus ou moins longue suivant le suivi (aération, humidification etc), mais pas d’élévation suffisante en température pour détruire les éléments pathogènes. Ainsi il est conseillé de ne pas apporter au tas de compost des plantes déjà malades.
N’est pas désirable dans un tas de compost : tous les produits laitiers, viandes, graisses, huiles, les mauvaises herbes en graines (autant que possible) car elles auront tendance à germer et se propager de plus belle, litière du chat, bois traité ou peint, et tout ce qui risque de tuer ou de freiner l’activité biologique du compost (s’il y a du pain, la moisissure peut avoir une action antibiotique, l’encre du papier journal, magazine, plantes traitées aux pesticides etc).

- L’aération
Un bon compost doit être bien aéré. Les déchets grossiers tels que morceau de carton de bois, sont également essentiels pour créer des petites poches d’air dont les microorganismes ont besoin pour respirer.

Si le compost commence à émettre de mauvaises odeurs, c’est certainement parce que la décomposition est en train de se faire en mode anaérobie (pas assez d’air). La solution est de retourner , remuer le compost avec une fourche, ou de rajouter des éléments secs pour absorber l’excès d’eau.

- L’humidification
Un bon compost doit être bienhumidifié, comme une éponge bien essorée, ni trop, ni trop peu.
S’il est trop humide, la dégradation se fera par mode anaérobie, c’est à dire par fermentation ; le compost dégagera des odeurs nauséabondes. Le mieux dans ce cas est de l’exposer à l’air et au soleil le plus possible, et de verser des déchets très secs tels que de la sciure de bois.
S’il est trop sec, la dégradation ne se fait plus, les pelures sèchent au lieu de se dégrader, car les vers et autres nématodes sont morts de soifs. Dans ce cas, arroser délicatement en surveillant que le processus reprend petit à petit.

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- Les étapes

  • Choisir le composteur : En ville le plus aisé, pour ne pas risquer de s’attirer les faveurs des rats du coin ou les plaintes des voisins, est d’opter pour un compostage en bac ou en silo. Le composteur doit être sans fond, poser sur la terre crue, pour permettre aux microorganismes du sol de venir coloniser le compost
  • Démarrage : Remplir le composteur de déchets secs et carbonés comme des feuilles mortes, de la sciure, des morceaux de cartons (boites d’œufs par ex), paille. Ajouter de l’eau de telle sorte que la matière soit légèrement humide
  • Rajouter les pelures de légumes, herbes, coquilles d’œuf, filtres à café, sachets de thé, fleurs, coquilles de noix.
  • Recouvrir les pelures de feuilles, ou de pré-compost pour éviter les mauvaises odeurs.
  • Attendre et surveiller. Rajouter autant de matières azotées que de carbonées (voir plus haut).

Vidéo : Compostage domestique © radio-canada
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Le lombricompostage

Pour démarrer un lombri -ou vermi-compost, le mieux est de déterrer une vingtaine de vers dans le parc voisin ou la forêt du coin, ou mieux encore, de demander un sac de crottin de cheval au fermier du marché. Les vers utilisés sont les vers de terre de surface (dans les 10 premiers centimètres max de surface). Voir image ci-dessous.

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Leur nom scientifique est l’Eisenia foetida et l’Eisenia andrei.
Le principe de base de maintenance du vermicomposte est assez d’humidité et pas trop de froid. Pour le reste du type aération ou proportion de matières carbonées et azotées, cela a moins d’importance. Trop mélanger ou tripoter les lombrics ne ferait que les déranger. Les vers n’aiment pas non plus la lumière ou le bruit, alors éviter de les déranger, et laissez le couvercle fermé.
Les vers pourraient se noyés dans un excès d’eau, mieux vaut donc prévoir un bac avec un fond troué pour l’évacuation de l’excès d’eau.
Pour le démarrage, faire tremper du carton (emballages d’oeuf etc) dans de l’eau, vider l’excès d’eau et placer au fond du bac avec une fine couche de terre. Ajouter les vers ; ceux-ci vont s’enfouir et commencer par s’acclimater à leur milieu. Ajouter ensuite un peu de matière à décomposer comme des pelures broyées, et attendez de voir cette matière disparaître progressivement. Le démarrage se fait très lentement. L’ajout de matière se fait une à deux fois par semaine, en s’assurant que les vers n’ont ni trop, ni trop peu à manger ;

Lombricompostage. Video en anglais : 7min51



First written in : septembre 2005 (modified: octobre 2007)

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